Personne, tout au moins en agriculture, ne regrettera 2009. La pire année depuis plus de 30 ans, aux dires même de monsieur Lemaire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche.
La justesse de cette appréciation qui se fait, d’ailleurs, l’écho du discours du chef de l’Etat à Poligny peut-elle nous faire augurer un peu d’optimisme ?
Le plan de soutien qui atteste, il est vrai, l’intérêt que porte notre pays à son agriculture nous permettra t’il de garder ou d’acquérir un moral d’acier bien nécessaire en ces temps qui courent ?
Je me garderai bien de répondre.
Les perspectives mondiales : une planète fragile de plus en plus peuplée d’hommes et de femmes qu’il nous faudra légitimement nourrir peuvent davantage apporter une perspective positive pour notre agriculture.
Quelles solutions pour 2010 ?
Celles-ci s’apparentent, d’ailleurs, à mes vœux.
Que nous continuions à produire en quantité et qualité en occupant un territoire enrichi et façonné par notre travail.
Que les organisations professionnelles continuent à suggérer, proposer, démontrer, alarmer, agir…
et qu’enfin nos gouvernants, certes apprécient et soutiennent, mais surtout décident voire tranchent avec courage et conviction.
C’est de la justesse de leurs décisions et de leur volonté de les faire aboutir que dépend notre avenir.
Au nom des élus et du personnel de la Chambre d’Agriculture je vous souhaite une bonne année à tous et à vos familles.
Robert Chaze
Président de la Chambre d’Agriculture